Ce que nous devons savoir

« J’AI CHANGE D’AVIS »

L’AFRIQUE DU SUD en a vu naître et mourir des héros. Avant JULUIS MALEMA (le leader au discours incendiaire), il eut STEVE BIKO, CHRIS HANI, mais le plus radical de tous s’appelait ROBERT SOBUKWE. C’était le plus GARVEYISTE des leaders noirs sud-africains. Je l’adorais tellement que j’ai fini par prénommer mon fils en hommage à l’un de ses proches collaborateurs aussi radical que lui. J’étais très jeune et séduit par les tribuns virulents.

14233139_10209956994539834_6903651207036779003_nNELSON MANDELA ne tarissait pas d’éloges en parlant de ROBERT SOBUKWE,
son ancien camarade de lutte : « Je connaissais bien les fondateurs du P.A.C (Panafrican Congress). Robert Sobukwe, le premier président, était un vieil ami. C’était le gentlman et l’universitaire classique (ses collègues l’appelaient le « Prof »). Sa façon d’accepter de payer pour ses principes forçait mon admiration ».

Il n’y a pas beaucoup de militants pouvant tenir un discours aussi courtois et élégant à l’égard du leader d’une organisation rivale. Diversifier ses sources permet d’approfondir les sujets et d’en tirer de meilleures conclusions.

SOBUKWE est le prototype du leader idéal pour les NEGRES. A force d’accumuler les DEFAITES (vérité incontestable), nous avons tous fini par tomber amoureux des tribuns radicaux. Du moment où un NEGRE se fait menaçant avec la PAROLE, nous lui accordons systématiquement du CREDIT. Le programme du P.A.C était de débarrasser l’AFRIQUE DU SUD des envahisseurs (ce que les membres de l’A.N.C approuvaient sournoisement), sauf qu’aucune organisation anti-apartheid n’en avait les MOYENS militaires. On ne combat pas une puissance NUCLEAIRE avec la PARLOTTE.

En organisant à Sharpeville, le 21 mars 1960, une manifestation ANTI-PASS afin de faire abroger le « GROUP AREA ACT », le P.A.C envoya des familles entières à l’ABATTOIR. 69 victimes furent officiellement enregistrées. Mais il y en avait probablement plus. Des femmes avec des enfants au dos furent abattus comme des lapins. Suite à ce massacre, toutes les organisations anti-apartheid furent interdites. Aucun membre du P.A.C ne prit les ARMES pour venger les victimes (toutes autochtones), SOBUKWE inclus. Ce dernier fut emprisonné et assigné à résidence après sa peine jusqu’à sa mort en 1978. C’est NELSON MANDELA qui déclencha la LUTTE ARMEE en montant l’U.K (Umkoto we siswe), branche militaire de l’A.N.C. La lutte armée n’a pas abouti, mais elle a contraint l’envahisseur à négocier. Le mérite de tous ces héros est d’avoir pu franchir la LIGNE ROUGE. A JULIUS MALEMA et ses camarades d’aller plus loin.

Exposer une population civile aux balles relève de l’IRRESPONSABLITE.

Débattre sur FESSEBOOK est une PERTE DE TEMPS, car on ne peut y faire des projections.

Le seul moyen de pallier à son ignorance est de se DOCUMENTER. Les documents sont disponibles aux ARCHIVES NATIONALES AMERICAINES situées devant le QG du F.B.I à WASHINGTON.

Je ne répondrai à AUCUNE QUESTION, vous avez l’adresse.

Photo : ROBERT SOBUKWE.

 

3 commentaires Ajoutez le votre

  1. KOUILA MALOKO dit :

    MERCI TATA LASCONY POUR TOUT CEUX QUE VOUS FAITES POUR LA COMMUNAUTE , VOS ENSEIGNEMENTS SONT TRES INDISPENSABLES . TOUS LES JOURS JE VISITE VOTRE PAGE FACEBOOK AFIN DE NE PAS RATER LE PAIN DU JOUR MAIS AVEC LA CREATION DE CE SITE LE PAIN QUOTIDIENT EST DIPONIBLE PLUS QUE JAMAIS . TATA NZAMBI KA KU SAKUMUNA . MATONDO

  2. SannyCruth dit :

    Make a more new posts please 🙂
    ___
    Sanny

  3. Nysymb dit :

    Matondo

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